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  L’épreuve écrite de français : généralités
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La nature de l'épreuve

L'épreuve écrite dure 4 heures. Elle s'appuie sur un corpus de documents et fait référence à un objet d'étude du programme.

1. Les questions sur le corpus
• Une à quatre questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées peuvent vous être proposées.
Ces questions font appel à vos compétences de lecture, vous invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations.
Elle peuvent être conçues de façon à vous aider à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite.
• Le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points.

2. Les travaux d'écriture
Qu'elle soit ou non accompagnée de questions, l'épreuve écrite vous offre le choix entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un commentaire, une dissertation ou une écriture d'invention.
Cette production écrite est notée sur 16 points quand elle est précédée de questions sur le corpus, sur 20 dans le cas contraire.
• Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut vous être également proposé de comparer deux textes. Vous devez composer un devoir qui présente de manière organisée une interprétation du texte.
• La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique littéraire issue du programme. Pour développer votre argumentation, vous devez vous appuyer sur les textes du corpus ainsi que sur vos lectures et votre culture personnelles.
• L' écriture d'invention permet de mettre en œuvre d'autres formes d'écriture que celle de la dissertation ou du commentaire. Vous devez écrire un texte, en liaison avec ceux du corpus, suivant des consignes précisées dans le libellé du sujet.
Fondée sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme, l'écriture d'invention s'inscrit dans les orientations suivantes :
– article (éditorial, article critique – éloge ou blâme –, droit de réponse...) ;
– lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages présents dans un des textes du corpus...) ;
– monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;
– récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...

Quelques conseils pour la rédaction des travaux d'écriture

• Préparez votre travail au brouillon, en numérotant les pages. Rédigez-y de façon détaillée le plan, la présentation de la problématique, les orientations principales.
• Veillez à ne développer qu' une seule idée par paragraphe.
• Attention à la syntaxe : privilégiez les phrases courtes, dont vous maîtriserez plus facilement et le sens et la construction.
• Pensez aux connecteurs logiques pour exposer vos raisonnements : « d'abord », « premièrement », « deuxièmement », « en premier lieu », « ensuite », « ainsi », « donc », « cependant », « en effet », « car », « par conséquent »…
• Soignez la qualité de l'expression, en variant les verbes. Ainsi, un auteur, un narrateur peut « affirmer », « suggérer », « indiquer », «  préciser », « insister »…
Et les sujets de vos phrases, aussi, peuvent utilement varier : le narrateur peut en être un, mais un procédé stylistique également : « l'emploi du dialogue rapporté suggère… », etc. Cela vous permet d'appuyer plus solidement vos arguments sur les caractéristiques d'un texte que vous citez.
• Enfin, bien sûr : attention à l'orthographe !

  Les questions sur un corpus
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Lire et analyser les questions

• Avant de commencer à répondre à quelque question que ce soit, lisez les questions au moins deux fois, pour repérer d’éventuels échos entre elles et être mieux guidé par leur cohérence.

• Chaque libellé doit être analysé précisément. Le(s) verbe(s) d’action qu’il contient est (sont) déterminant(s) : il y a de grandes différences entre « relever », « analyser », « montrer que », « commenter »... Demandez-vous ce qu’on attend de vous.

Attention aux questions implicites : par exemple, on ne peut « analyser » sans, au préalable, « observer » le texte (relecture sélective), « repérer » (utilisez des surligneurs de différentes couleurs), « relever » (sur une feuille de brouillon en organisant le relevé). Ensuite vient la phase d’analyse : vous devez classer, comparer, mettre en relation, pour construire du sens.


Quelques types de questions

Ce qu’on peut vous demander…

• Repérer le (ou les) point(s) commun(s) aux documents proposés. Pour cela, interrogez-vous sur les thèmes abordés (l’étude des champs lexicaux dominants vous y aidera), les genres et les registres des documents.

• Étudier ou comparer les genres des divers documents : pour cela, vous devez bien connaître les différents genres littéraires, notamment ceux qui font partie des objets d’étude (apologue, conte philosophique, comédie, tragédie, drame, poème en prose...).

• Étudier ou comparer les registres des divers documents : pour cela, vous devez bien connaître les différents registres littéraires, qui se définissent en fonction de l’effet produit sur le lecteur (comique, tragique, ironique, lyrique...).

• Étudier ou comparer les argumentations. Pour cela, vous devez savoir :
– analyser la situation d’énonciation ;
– repérer une thèse, un argument, un exemple ;
– repérer les connecteurs logiques ;
– distinguer les types de raisonnement ;
– connaître les procédés de l’argumentation, notamment de la persuasion et de la délibération;
– juger une stratégie argumentative.

  Le commentaire littéraire
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Lire le texte

• En premier lieu, lisez attentivement tout le paratexte. Date de l’œuvre, auteur, notes de vocabulaire, etc. vous empêcheront de faire des contresens.

• Puis faites une première lecture du texte lui-même.
Voici les premières questions à vous poser
à l’issue de cette lecture :
– Quel est la nature du texte ? son genre, son type (narratif, descriptif, argumentatif), son thème ?
– Que savez-vous déjà sur l’auteur, le mouvement littéraire dans lequel son œuvre s’inscrit ?
– Quel(s) effet(s) ce texte produit-il (question du registre) ?
– Qui parle ? Qui voit ? Quel est le mode d’énonciation (énoncé ancré/ énoncé coupé de la situation d’énonciation) ?
– Comment progresse le texte ? Quelle est sa composition ?

 

Trouver les axes du commentaire, vérifier leur pertinence

• Avant tout, servez-vous des pistes que le sujet peut proposer.
Utilisez également bien sûr vos réponses aux questions ci-dessus.

• Deux vérifications sont nécessaires pour confirmer la pertinence des idées directrices que vous aurez choisies :
1. Vous devez pouvoir faire précéder la formulation de votre idée par l’expression « Je veux montrer que... ». Ainsi, on peut dire : « Je veux montrer que le récit est vivant », le mot important étant« vivant ». Un axe de commentaire est une thèse sur le texte.
2. Surlignez les mots qui prouvent ce que vous avancez. Si, dans le texte, on trouve très peu de mots ou d’expressions pour répondre à l’une des idées, c’est que l’axe est inadéquat ou qu’il constitue un sous-axe (une sous-partie).

 

Construire, organiser, équilibrer le plan

• Idéalement, un commentaire doit être organisé autour de trois axes. Si vous trouvez de nombreuses idées sur le texte, il faut essayer de les regrouper, d’en inclure certaines dans d’autres plus vastes. Ainsi l’idée de pointes d’humour noir peut être une sous-partie d’une partie plus vaste intitulée « un texte aux registres multiples ».

• Ne confondez pas l’idée directrice avec les indices qui servent à l’étayer : un aspect formel du texte (champ lexical, figure de style...) ne peut constituer une idée directrice. Ce que vous surlignez et relevez dans le texte est une preuve qui vient soutenir votre interprétation, mais ne peut fournir une partie de votre commentaire.

 

Composer l’introduction

• L’introduction d’un commentaire comporte quatre phases : phrase d’amorce, présentation du texte, teneur du texte, annonce du plan.
Dans l’introduction, il faut :
– intégrer le texte dans un ensemble plus large en rapport avec le texte (époque, mouvement...) ;
– replacer l’extrait dans l’œuvre que vous caractérisez (pour cela, utiliser le paratexte).
mentionner le texte : de quoi « parle » le texte ? quelle est sa teneur ?
annoncer le plan du commentaire : les deux ou trois axes retenus.

 

Construire un paragraphe, éviter la paraphrase

• Vous devez absolument éviter la paraphrase et ne jamais séparer le fond de la forme : ne signalez jamais un procédé de style sans indiquer en même temps l’effet qu’il produit sur le lecteur ou l’idée qu’il soutient.

• Un paragraphe n’est complet que s’il comporte trois composantes indispensables : l’interprétation (ou idée sur le texte), une citation (indices relevés dans le texte) et la qualification (ou caractérisation) de l’élément relevé.

 

Composer la conclusion

• Faire une rapide synthèse des conclusions auxquelles vous êtes arrivé.
Porter un jugement sur le texte et son intérêt littéraire.

• Ouvrir des perspectives plus larges à partir de ce texte : influence du texte sur la postérité littéraire du texte, rapprochements avec d’autres extraits ou œuvres, avec d’autres arts (peinture, musique...). Évitez les généralités. L’élargissement doit avoir un réel lien avec le texte commenté.

  La dissertation
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Comprendre et analyser un sujet

• Dans le libellé du sujet, soulignez systématiquement :
– d’une couleur les mots qui vous renseignent sur le thème, l’objet d’étude concerné ;
– d’une autre couleur les mots qui vous indiquent sous quel angle vous devez considérer ce thème ;
– d’une troisième couleur les indices donnés sur la forme que doit prendre le devoir, les indications sur le plan. Par exemple, dans un sujet débutant par « Pensez-vous que… ? », vous devez adopter un plan dialectique, qui permette de peser le pour et le contre.

• Il vous faut ensuite définir clairement les mots clés du sujet, pour bien en saisir toutes les nuances.

 

Trouver une problématique, définir un plan

• Formulez la problématique avec vos propres mots : de façon à vous l’approprier et à vous la rendre plus claire.
Ainsi le sujet « Pensez-vous, comme Rousseau, que les fables ne sont pas destinées aux enfants ? » peut être ainsi reformulé : « Les fables sont-elles adaptées aux enfants, utiles pour eux ou au contraire déconseillées ? »

• Divisez la problématique en sous-questions.
Reprenons l’exemple précédent. On peut poser les sous-questions suivantes : 1. « Quel intérêt les fables peuvent-elles présenter pour les enfants ? ; 2. « En quoi peuvent-elles être nuisibles ? », « Quelles précautions faut-il prendre dans leur utilisation ? » ; 3. « Est-ce le seul moyen de les instruire et de les éduquer ? ». Ces sous-questions permettent de définir l’articulation générale de la dissertation.

• Pour passer à l’étape du plan, il faut faire correspondre à chaque sous-question une réponse qui constituera une thèse et trouver les deux ou trois arguments qui permettent de justifier chacune d’elles.

• Avant de rédiger, vérifiez que toutes les parties de votre dissertation répondent au sujet. Il existe une technique : vérifiez que l’intitulé de chacune de vos parties comporte un des mots clés que vous avez repérés dans le sujet.

 

Formuler une thèse, formuler un argument

• Lorsque l’on formule une thèse, on doit pouvoir la faire précéder de l’expression « Je soutiens que… ». Cette formulation – qui ne doit pas forcément apparaître dans la réponse rédigée – est très efficace pour vérifier que c’est bien une thèse (et non un argument ou un exemple) que vous formulez. Ex. : « Je soutiens que la poésie permet l’évasion. »

• Pour vérifier que c’est bien un argument que l’on développe (et non une thèse ou un exemple), on doit pouvoir, après avoir formulé la thèse, faire précéder l’argument de « car », « en effet », « la preuve en est que... ». Pour alléger le style de votre réponse, vous pouvez, au moment de la rédaction, gommer ce lien. Ex. : « Je soutiens que la poésie permet l’évasion ; (en effet) elle entraîne le lecteur dans le monde de l’imaginaire. »

Exploiter un exemple

• Un paragraphe de dissertation n’est complet que s’il comporte trois composantes indispensables : l’argument avancé ou idée, l’exemple qui l’illustre et le commentaire de cet exemple.

• Vos exemples peuvent être issus :
– de votre expérience personnelle ;
– d’événements historiques, culturels ;
– de faits de société, de données économiques ;
– mais surtout du corpus et de vos connaissances littéraires. Celles-ci peuvent alors prendre la forme de citations (à citer sans approximation entre guillemets, avec le nom de leur auteur), ou de références précises (titre de l’œuvre, auteur).
Mais, attention, un titre d’œuvre ou une citation non commentés n’ont pas valeur d’illustration et ne servent donc à rien.

• Voici un paragraphe type :
« [argument ou idée] Les mobiles mêmes de l’autobiographe, qui ne sont pas toujours purs, expliquent certaines limites de l’autobiographie. [exemple] Lorsque Rousseau, dans le préambule à ses Confessions, déclare qu’il forme “une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur”, [commentaire] il s’engage autant dans une recherche de lui-même que dans une ultime tentative pour s’autojustifier : il a toujours eu le sentiment d’être incompris, condamné dans de faux procès.

  L’écriture d’invention
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Comprendre et analyser un sujet

Repérez les contraintes et extrayez de la consigne :
– le thème, la problématique ;
– le genre du texte à produire : apologue, conte, dialogue, lettre, article... ;
– le type de texte ou la forme de discours : narration, description, argumentation ;
– le registre : comique, satirique, pathétique… ;
– la situation d’énonciation : qui parle à qui ? où ? à quelle époque ?
De la situation d’énonciation, vous tirerez :
– le niveau de langue à utiliser (familier, neutre, soutenu) ;
– le style à adopter et certains éléments spécifiques de votre texte.

Composez la « définition » du texte à produire : thème + genre du texte + type de texte + buts de l’auteur (vous !) + registre.
Cela vous permet d’éviter le hors-sujet et de mettre en évidence les faits d’écriture que doit comporter votre texte. Si certaines cases de la « définition » restent vides, c’est que vous avez le choix. Ainsi, parfois la consigne ne précise pas le registre, à vous de le choisir.

• Une fois le canevas de votre écriture d’invention terminé, vérifiez que vous avez respecté toutes les contraintes explicites et implicites contenues dans la consigne.

 

Repérer et respecter la situation d’énonciation

Avant de répondre au sujet, vous devez être très attentif aux mots du sujet qui indiquent la situation d’énonciation. Exemple : Un grand reporter vient d’un pays du tiers-monde. À son retour de voyage, il écrit une lettre ouverte aux autorités de l’ONU pour dénoncer les atrocités commises à l’égard des plus pauvres. Écrivez cette lettre.
• Qui parle ? un grand reporter. Vous devez vous mettre à « sa place », donc employer la première personne du singulier.
• À qui ? aux autorités de l’ONU. Vous devez employer la deuxième personne du pluriel et adapter votre expression à ce type de destinataire (formules d’adresse officielles,...).
• Quand ? à son retour de voyage (faites référence à ce voyage).

 

Préparer et construire un récit

Il y a des choix à faire, des étapes à suivre pour composer un récit :
Choisir le « statut » du narrateur : narrateur-personnage, narrateur-témoin, narrateur hors de l’histoire. De ce choix, tirer les pronoms personnels et pronoms-déterminants possessifs à utiliser : 1re personne si le narrateur est aussi un personnage ; 3e personne si le narrateur est en dehors de l’histoire.

Définir le point de vue, c’est-à-dire la position du narrateur (point de vue interne, externe, omniscient). Le narrateur donne-t-il son avis ? Présence et implication du narrateur à choisir.

Imaginer et construire l’action, la succession des événements, les différentes étapes de l’histoire, en distinguant :
– la situation initiale : quelle est la situation avant que les péripéties ne commencent ? qui ? où ? quand ? avec qui ?...
– les péripéties (= événements proprement dits) : que se passe-t-il ?
– la situation finale : comment se termine l’histoire ?
Cela entraîne l’utilisation d’indications de temps, de mots qui permettent de se repérer dans la succession des événements : d’abord, ensuite, puis, tout à coup, enfin.

• Prévoir des passages de description et de dialogue.

 

Rédiger un récit

• Choisissez le temps verbal dominant : le récit sera-t-il : au passé (alternance passé simple ou passé composé/imparfait) ? au présent d’énonciation associé au passé composé et au futur ?

• Allez à la ligne pour faire des paragraphes : quand se produit un événement nouveau ; quand on passe d’une forme de discours à l’autre (narration --> description...).

• Faites attention à l’usage de la ponctuation dans le dialogue.

 

Réfuter une argumentation

• Réfuter la thèse de quelqu’un, c’est entrer dans le raisonnement de l’adversaire afin de contester sa thèse, de la critiquer, de montrer la fausseté de ses arguments.
Pour cela, il faut bien définir :
– la thèse adverse (donc bien analyser le texte qui soutient cette thèse) et repérer ses arguments ;
– la thèse que l’on va soutenir (contraire de la précédente).

• Pour réfuter, on peut :
– déprécier ou ridiculiser la thèse adverse (prendre un ton ironique) ;
trouver les points faibles de cette argumentation ; par exemple, le manque de pertinence du raisonnement proposé par l’adversaire, de ses exemples ;
– s’en prendre à la personne qui soutient la thèse adverse : cela s’appelle un argument ad hominem ; cela suppose que l’on connaisse les caractéristiques de cette personne ou de son œuvre ;
faire quelques concessions (accepter certaines idées de l’adversaire) pour mieux s’opposer à lui par la suite.

  L’épreuve orale de français
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Le déroulement de l’épreuve

• Votre professeur vous a remis une liste des textes que vous avez expliqués au cours de l’année. Il peut s’agir de passages issus des œuvres intégrales étudiées en classe ou d’extraits d’œuvres rassemblés en « groupements de textes ». Sur cette liste sont aussi consignées les œuvres intégrales que vous avez eu à lire en lectures cursives (chez vous) et les activités proposées à la classe (sorties ou visites, films…), ainsi que les activités personnelles (exposés).

• L’examinateur choisit une texte dans votre liste, vous remet un « bulletin de passage » où figure une question sur ce texte pour orienter votre lecture. Vous disposez alors de trente minutes pour préparer la lecture analytique de ce texte (en l’orientant selon la question donnée).

• L’épreuve proprement dite : vous disposez de dix minutes pour présenter votre lecture analytique ; puis pendant dix minutes, l’examinateur vous fait passer un entretien qui peut porter sur l’œuvre intégrale dont est extrait le texte sélectionné, sur un groupement, une lecture cursive ou un objet d’étude.
L’entretien est un prolongement de la lecture analytique et un élargissement. Il porte sur le même objet d’étude que la lecture analytique ; il prend la forme d’un dialogue : l’examinateur n’attend pas la récitation d’une question de cours, mais un échange avec le candidat.

La phase de préparation (1/2 heure)

• Il s’agit de préparer une lecture analytique d’un texte choisi par l’examinateur dans la liste que vous lui avez remise. La question qu’il vous fournit est destinée à orienter votre étude.

• Préparez votre plan après avoir attentivement étudié la problématique soulevée par la question de l’examinateur. Vous êtes libre d’établir votre plan en suivant l’ordre du texte (linéairement) ou de façon composée (par centres d’intérêt ou idées directrices).

• Tentez d’introduire au moins un mot de la question dans chaque partie de votre réponse. Cela écartera le risque de hors-sujet.

• Présentez clairement votre feuille de notes en structurant bien vos idées. N’y inscrivez pas les exemples (citations extraites du texte) ; mais attribuez à chaque idée une couleur et surlignez dans le texte, avec la couleur correspondante, les mots par lesquels vous appuierez chacune d’elles.

• Rédigez vos notes, mais n’écrivez surtout pas l’intégralité de ce que vous souhaitez dire : vous n’en avez pas le temps et vous n’êtes pas là pour lire à l’examinateur ce que vous avez écrit !

 

La présentation orale (10 minutes)

1. Le déroulement
La présentation se déroule en quatre temps.
• 1) L’introduction : présentez le texte (titre, auteur, date de parution, teneur générale), puis, après avoir analysé la question, annoncez le plan de votre explication.
• 2) La lecture : à faire en posant calmement votre voix, en marquant des temps d’arrêt.
• 3) L’analyse du texte : respectez le plan annoncé et appuie-toi sur vos notes.
• 4) La conclusion : elle doit comporter la réponse explicite à la question posée par l’examinateur et une ouverture sur le groupement de texte, l’œuvre intégrale ou l’objet d’étude en lien avec le texte étudié.

 

2. Quelques conseils
• Lisez le texte de façon expressive. S’il s’agit d’une scène de théâtre, évitez de signaler les noms des personnages à chaque réplique ; marquez plutôt le changement de personnage par votre intonation.
• Vous avez déjà analysé ce texte en cours, vous devez donc pouvoir mobiliser ce que vous en avez appris pour répondre. Mais attention, il ne s’agit pas de réciter le cours par cœur ! Vous devez présenter votre réponse sous forme d’un discours argumenté, sans perdre de vue la question qui vous a été posée. Pour éviter le hors-sujet, rappelez, au fil de votre explication les mots clés de la question qui vous est posée et explicitez-les précisément.
• Dans l’introduction, rappelez la question qui vous a été posée et indiquez clairement les idées directrices que vous avez retenues. Mais évitez les : « Ma première idée directrice sera… » ; « ma deuxième… ». Préfèrez une formulation comme : « Ce texte présente deux (ou trois) intérêts majeurs… » ou : « On peut étudier ce texte selon deux (ou trois) perspectives… ».
• Passez au corps de l’explication, en appuyant toutes vos idées sur des indices pris dans le texte et commentés.
• Terminez l’explication par une conclusion : celle-ci vous permet de faire le bilan de vos réponses à la question posée et d’élargir votre réflexion. Vous pouvez, par exemple, indiquer l’importance du texte dans l’ensemble de l’œuvre, dans un mouvement littéraire, dans la littérature. Vous pouvez aussi replacer ce texte dans le groupement auquel il appartient. Vous pouvez enfin mentionner d’éventuelles réécritures ou adaptations (cinématographiques, scéniques…) de l’extrait.
• Attention : ne dépassez pas 10 minutes pour l’ensemble de l’explication.

 

L’entretien (10 minutes)

1. Le déroulement
Les questions de l’examinateur sont en rapport avec la liste que vous lui avez fournie. Elles peuvent avoir des visées diverses :
– demande de précision sur une analyse que vous avez faite, sans doute pour vous permettre de développer une piste qu’il a trouvée intéressante dans votre exposé ;
– évaluation de votre esprit de synthèse : de votre ompréhension globale des enjeux du groupement de textes, par exemple ;
– vérification de vos connaissances : pour ce genre de question, mobilisez tout ce que vous savez sur ce qui vous est demandé (genre, sous-genre, objet d’étude, thème, contexte, mouvement littéraire…) ;
– sollicitation de votre jugement personnel : vous devez vous appuyer sur vos lectures pour justifier vos prises de position.

 

2. Quelques conseils
• L’examinateur vous pose des questions précises : répondez-lui de manière tout aussi précise et avec clarté. Prenez le temps de bien écouter, c’est essentiel pour éviter de « tomber à côté ». Souvenez-vous qu’il s’agit avant tout d’un dialogue. Vous serez jugé sur votre capacité à réagir à des questions, à relancer une discussion, à faire preuve d’à-propos.
• Consacrez un peu de temps de votre préparation pour anticiper les questions que pourrait vous poser l’examinateur au cours de l’entretien. Exemple : si vous devez expliquer « Le Chêne et le Roseau » de La Fontaine, vous pouvez légitimement vous attendre aux questions suivantes : « Quelles sont les caractéristiques d’un apologue ? d’une fable ? » ; « Connaissez-vous d’autres fabulistes ? »
C’est pourquoi vous avez intérêt à répertorier, sur votre feuille de notes, les idées essentielles de votre cours sur l’objet d’étude auquel appartient le texte que vous avez à analyser.
• L’examinateur peut vous inviter à exprimer votre point de vue personnel sur la littérature. Des rappels de vos lectures personnelles, des spectacles et films que vous avez vus seront appréciés.
• On n’attend pas de vous que vous répondiez immédiatement aux questions posées : si la réponse ne vous vient pas immédiatement, donnez-vous le temps de la réflexion. Si vous avez un doute sur une réponse, donnez celle qui vous semble la plus pertinente, en la modalisant : « Il me semble que [...] » ; « On peut peut-être dire que [...] ». Et si vous ne pouvez vraiment pas répondre à une question, avouez-le tout simplement.
• Soyez attentif au registre de langue que vous employez dans ces circonstances. Choisissez bien votre vocabulaire.
Faites également attention à votre attitude générale, à vos gestes, votre regard, votre position. Une attitude franche et posée, ouverte à l’autre facilite le dialogue. Pensez-y.